dimanche 16 novembre 2008
Sol Fa Si La Si Ré
Mot-clef du jour : "photo de fleur bien preciser les detail de la fleur"
Nouvelle note écolo avec, aujourd'hui, les sols, les sanitaires et les vitres... et tout ça avec LE MEME PRODUIT !
Quand je me suis lancée dans les huiles essentielles, j'avais acheté un bouquin pas mal du tout (je l'ai déjà évoqué) : La Bible de l'Aromathérapie, de Nerys Purchon, chez Marabout. Même s'il n'évoque pas assez à mon goût les contre-indications, ce livre est un must pour toute personne qui commence à s'intéresser sérieusement à ce domaine, avec des recettes diablement efficaces pour soigner tous les bobos, atténuer les symptômes de maladies plus sérieuses, prendre soin de son corps et tout faire briller dans la maison. Cependant, il nécessite de se constituer un stock non négligeable de différentes huiles et, même si l'économie réalisée à moyen terme est substancielle, tout le monde n'a pas envie d'investir dans un domaine qui nécessite un peu de cuisine pourvu qu'on souhaite aller au-delà des soins de base.
Tout ça pour dire que ce livre donne des recettes formidables de produits ménagers à la fois économiques et écologiques (dont un nettoyant pour les sols de cuisine à base de bicarbonate de soude, de vinaigre, d'une pointe de javel et d'un mélange d'huiles essentielles désinfectantes), et que je vous conseille hautement son achat.
Mais ici, allons au plus simple. Et, plus simple que les nettoyants multi usages au pin chimique, plus simple que les produits à vitre qui puent l'ammoniaque, plus simple que la panoplie hallucinante de produits qui peuplent nos armoires, il y a le savon noir.
A base d'olives noires, d'huile et de potasse, il se présente en bouteille ou en pot. Il est utilisé pour l'entretien des sols mais également en cosmétique (il en existe à l'huile d'argan ou à l'eucalyptus). Vous le
trouverez dans n'importe quel magasin de bricolage (ou bio) au prix modique de 6 à 8 euros le litre (pour info, sur mes 60m² à raison d'un lavage par semaine des sanitaires et des sols, au bout de 6 mois je n'ai pas vidé la moitié de ma première bouteille). C'est efficace, on sait ce qu'il y a dedans (du savon, oui), c'est pas cher et ça ne prend pas de place.
La recette est toujours la même : mettre un peu de produit dans de l'eau (suivant les proportions indiquées sur la bouteille, vous êtes grands) et vogue la galère ! Ca décrasse tout, ça dégraisse les plaques de cuisine les plus crades, c'est d'une facilité d'utilisation déconcertante, c'est magique.
Seul inconvénient : à la première utilisation, on pourra être surpris par l'odeur. Elle n'est pas désagréable mais un peu aigre. Je vous conseille donc d'y ajouter quelques gouttes d'une huile essentielle de votre choix (le mien se porte sur celle de citron, désinfectante, qui anhile complètement l'aigreur du savon).
Le savon noir est ma seconde grande découverte écologique-économique après le savon d'Alep. Un indispensable.
Et pour le tartre n'oubliez pas : rien ne vaut le vinaigre blanc (vinaigre d'alcool). Aussi efficace que les produits chimiques (voir plus), il ne coûte rien, agit sans frotter et ne laisse aucune odeur.
Prochain épisode : Mmmm... j'hésite. Soit un topo sur les huiles essentielles de base, soit les désodorisants-désinfectants d'ambiance, soit un sujet très féminin. Vous n'avez qu'à voter, tiens ;)
jeudi 2 octobre 2008
Zen, restons zen
Mot-clef du jour : "tout pour être une bonasse"
Aujourd'hui, je suis allée au Salon Zen, à la porte de Champerret.
Il s'agit d'un des plus gros salons dédiés au bien-être en région parisienne, et le premier que je sois allée visiter. C'est un avantage (qu'il soit gros. Que je sois allée le visiter en premier on s'en cogne, finalement) car on passe un après-midi sympa à découvrir des tas de méthodes de relaxation de tous les pays, des objets originaux, quelques bons produits bios et des gens intéressants... C'est un inconvénient également, parce qu'ils ratissent tellement large qu'on ne peut éviter de tomber sur des "thérapeutes" sans doute convaincus de leur machin, voire même compétents, mais déterminés à vous sauver de vous-mêmes avec leur méthode-d'amour-que-comment-peut-on-vivre-sans, et même quand vous ne leur parlez pas leur sainteté dégoulinante de sensiblerie est inscrite sur leur tronche. Mais bon, c'est pas mal foutu, ils sont rassemblés dans un coin et, si vous voulez les éviter, il suffit de ne pas vous y promener, dans le coin.
J'écris décousu, ce soir, non ? Je vais fais un effort pour la suite.
Malgré ce petit désagrément, c'est un salon que je conseille hautement. Pourquoi ? Parce qu'il est très complet, qu'il réconcillie différentes approches (psychologie, médecine occidentale, relaxation, arts, spiritualité) au service du bien-être... Parce qu'on peut s'essayer au yoga, au mime, à la méditation, au qi gong, à la cuisine... Le tout, globalement, dans un très bon esprit... Et parce qu'on y trouve des tas de machins originaux et marrants, et je mentirais en niant qu'il s'agit de ma principale motivation.
On y trouve, donc, des artisans d'un talent incroyable, tel cet ébéniste qui proposait un magnifique buffet
ultra-fonctionnel en forme de... piano. Ou encore cet artiste et ses splendides lampes en bambou.
On y trouve aussi une foultitude de masseurs, réflexologues, profs de relaxation ou de yoga.
On y trouve des agences de voyages "naturels" et ethiques.
On y trouve des vêtements équitables avec des coupes modernes, qui ne donnent pas l'impression qu'on débarque d'un ashram du Larzac.
On y trouve des bijoux en origamiiiiiiiiii !! (X-aël, Niana, vous allez craquer).
On y trouve des plantes épiphyyyyyytes que ça tue sa mère dans un appartement !! (X-aël, Niana, vous avez déjà craqué).
Et des tas d'ustensiles de cuisine, de bouquins, de disques, de cosmétiques naturels, de thés, d'aliments introuvables ailleurs, d'huiles essentielles... Bref, tout ce dont peut rêver un geek écolo :)
Et même si ses incursions dans des domaines un peu trop "parallèles" à mon goût ont le don de me faire hausser des sourcils dubitatifs (je ne suis pas une grande violente), ça reste un très bon salon, passionnant, que je vous encourage très fort à visiter (il reste encore 4 jours).
Prochain salon : Vivez Nature (un petit salon, celui-là, mais une belle aventure gastronomique, et j'ai plein d'invitations gratuites pour ceux que ça intéresse).
mercredi 24 septembre 2008
Les détranspirants naturels
Mot-clef du jour : "Isabelle Bauthian secret" (ah wé quand même)
C'est le retour des notes écolo et non, je n'avais pas d'idée marrante pour le titre.
Je ne sais pas vous mais moi, même avant de tenter l'aventure "produits naturels", je trouvais que les déodorants du commerce n'étaient pas terribles. Ils sentent plutôt bon comme ça, tous seuls, mais une fois qu'on se les colle sous les aisselles, le fait de transpirer induit une réaction chimique bizarre qui fait remonter des odeurs... Alors certes on ne sent pas la transpiration, mais sentir le déodorant aigre c'est pas non plus super sexy.
Bonne nouvelle : pour le coup il existe un large panel de solutions naturelles et économiques pour palier à ces tartines d'arômes d'usine.
1- Les déodorants naturels
Il en existe une foultitude dans les magasins bios, mais je ne les ai jamais testés car le "do it yourself" à base d'huiles essentielles est, en la matière, particulièrement enthousiasmant.
Vous trouverez plein de recettes sur le net et dans les bouquins d'aromathérapie. D'après mon expérience, on peut les ranger dans deux catégories :
- Celles à basse d'alcool ou juste d'huiles, telles celle-ci ou celle-là ou encore cette autre (la mienne) sont formidables. Il suffit de tout mélanger dans un roll-on ou un vaporisateur. Ca sent bon, c'est pas cher, c'est parfait.
Je vous donne une recette avec juste huiles essentielles et alcool, trouvée dans le femme Actuelle de ma maman : mélanger 10 gts de cyprès, 10 gts de sauge sclarée et 2 gts de menthe dans 15ml d'alcool (alcool camphré, vodka ou alcool à 70°).
Vous pouvez aussi vous mettre deux gouttes d'he de palmarosa pure sous les aisselles le matin, c'est une des quelques huiles essentielles qu'on peut appliquer sans souci à même la peau (et ça ne tâche pas).
- Celles à base de vinaigre, fort efficaces mais que je ne recommanderai pas... parce que c'est quand même hard core. Tous les auteurs de ces recettes vous affirmeront que l'odeur de vinaigre part au bout de 5 minutes. Je confirme, mais reste que pour puer les oeufs mimosa de bon matin, même si ça ne dure pas et qu'après ça sent bon, il faut quand même de l'estomac.
2- La pierre d'alun
Vous savez, ces pierres blanches qu'on utilise pour stopper les saignements lorsqu'on y est allé un peu fort
avec le rasoir ? Vendues dans n'importe quelle pharmacie, elles durent des années et offrent des résultats assez magiques... et sans parfum ! Humidifiez-là sous le robinet, frottez doucement les aisselles et vous êtes tranquille pour la journée. C'est la solution je pense la plus économique, et celle que j'ai choisie au quotidien. Attention cependant : il semble que son efficacité soit limitée en cas de gros problème de transpiration.
3- Le bicarbonate de soude
Encore un truc qui se trouve dans toutes les pharmacies et qui ne coûte rien. Je ne vais pas trop détailler cette partie vu que je n'ai jamais essayé, mais les témoignages glanés ça et là me laissent croire que son efficacité est supérieure à celle de la pierre d'alun. Il marcherait même en cas d'hyperhydrose. Vous me direz ?
4- Des recettes à base de pierre d'alun ou de bicarbonate de soude ET d'huiles essentielles
Pour ceux qui aiment que ça sente bon en plus d'être efficace. Ca demande un peu de cuisine mais ça reste très accessible. Voir ICI ou LA par exemple.
Avec ça, vous avez de quoi jeter aux oubliettes vos machins chimiques qui puent et coûtent la peau des fesses. Si vous connaissez d'autres solutions, n'hésitez pas à les faire partager.
Pour toutes les recettes aux huiles essentielles, je vous conseille ce site, un must avec une immence variété de produits à des prix défiant toute concurrence.
Des livres avec des recettes :
. 100 réflexes d'huiles essentielles au féminin, de D. festy. Leduc. S édition.
. 90 recettes de beauté bio à faire soi-même, de S. Macheteau et V. Guet. Vigot.
. La Bible de l'aromathérapie, de N. Purchon. Marabout.
Prochain épisode : les sols, les sanitaires, tout ça.
mardi 29 juillet 2008
Ce que j'achète en magasin bio
Je sais, j'avais promis une note sur les produits naturels détranspirants, mais comme tout le monde semble en vacances ou en gros rush pré-vacances, je fais une petite aparté.
Beaucoup de gens, même convaincus du meilleur goût des produits naturels, évitent les magasins bio, évoquant des prix exorbitants. C'est un argument qui se défend (même si, à qualité égale, on peut affirmer sans risque que le bio est nettement moins cher) et que je ne suis pas loin de partager... pour certains produits. En effet, mon budget tolère difficilement une nouvelle augmentation sur des fruits et légumes déjà hors de prix chez Carrouf, les huiles essentielles sont vraiment chères par rapport aux prix d'Internet (à l'exception de certains mélanges), payer du quinoa ou autres délicieuses céréales exotiques 3 fois le prix des pâtes sous prétexte que c'est moins distribué me hérisse le poil (vous pouvez pas manger varié, les gens ?!), et quelques autres exemples font que je ne me mettrai vraiment au bio que lorsque mon métier de saltimbanque m'assurera de meileurs revenus.
Ceci dit, globalement, les produits naturels sont loin d'être hors de prix. Souvent, même, ils reviennent moins cher que les produits chimiques. En voici quelques-uns (bios ou non) que je consomme régulièrement malgré l'attention très particulière que je porte à mes finances depuis 2 ans :
- Le shampoing. Le truc que je n'achète QU'EN magasin naturel. Parce que les shampoings chimiques, même de grandes marques, décapent le cuir chevelu, parce que leur efficacité immédiate est compensée par un effet boomerang sur le long terme, parce que leur utilisation régulière abîme les cheveux, parce que leur composition est proche de celle des détergents pour moquette (very dick*), et parce que les shampoings naturels sont beaucoup moins chers.
Mes préférés : Melvita (très bonne efficacité de l'ensemble de leurs produits) et Douce Nature (nom à la con, mais grande qualité). Les deux se trouvent entre 8 et 20 euros le litre. Outre problème de cheveux particulier, les moins spécifiques, moins chers, sont très efficaces et ne nécessitent aucun après-shampoing. En ce qui me concerne mes cheveux sont très raides et j'ai tenté en vain pendant des années de leur donner du volume... Depuis que j'utilise ces shampoings ils ne s'applatissent plus alors que je les porte très longs O_o Balancez vos machins girlies aux fruits rouges synthétiques, les filles : vous défoncez vos cheveux avec des saloperies qui vous coûtent la peau des fesses.
- Le cacao. Cacao bio Monoprix, parce que c'est le moins cher que j'aie trouvé (eh oui !) et le meilleur.
- Les biscuits. Parce que pour le même prix ou pas tellement plus cher, j'ai réalisé que les gateaux sans adjuvants à la con étaient non seulement pas plus fades mais carrément meilleurs. Qu'ils n'avaient pas ce côté apéritif qui favorise la culotte de cheval. Et qu'ils avaient une palette de saveurs comparables à de bonnes pâtisseries maisons. Mes préférés tant de goût que de prix : les biscuits Authentiques de chez Bisson (à différentes céréales, au chocolat, aux fruits...).
- La poudre libre pour le visage. Parce que quitte à payer un cosmétique la peau des fesses autant qu'il contienne des produits naturels.
- Les sticks pour les lèvres. Parce que pas plus chers et, du moins dans la marque que j'ai choisie, plus efficaces et sans besoin de s'en retartiner la figure toutes les heures.
- Le blanchissant/détachant pour le linge. Parce qu'aucun produit chimique ne m'a jamais donné le quart des résultats du percarbonate de soude, qui a le bon goût de ne coûter que dalle.
- Depuis peu, la crême pour les mains, mais je n'ai pas encore trouvé ma marque d'amour.
Voilà donc quelques produits naturels ET économiques que vous pouvez, à mon sens, acheter les yeux fermés. S'il n'y a pas de boutique bio près de chez vous, la plupart sont disponibles sur le Net (voir chez votre pharmacien pour le percarbonate). Et s'il y en a n'hésitez pas à faites taire vos préjugés et à vous y précipiter pour faire votre propre expérience. N'oubliez pas : le seul truc casse-pied avec les magasins écolos ce n'est pas le prix des produits, c'est qu'on peut y trouver quelques tripants ;)
* La bible de l'aromathérapie par Nerys Purchon, éditions Marabout.
vendredi 27 juin 2008
Dans le savon, tout est bon
Mot-clef du jour : "pistil de femme" (va falloir qu'on parle des fleurs et des abeilles)
Suite de la rubrique écolo avec, comme promis, la douche :)
Pendant des années, je me suis lavée au gel douche. C'est doux, ça fait des bulles, ça sent bon, on peut varier les parfums... peu importe que ça décape les peaux sensibles et que ça coûte quand même un brin la peau du cul.
Peu importe, mais pas longtemps. Parce qu'au bout d'un moment, on finit par trouver ça con, surtout quand
on réalise qu'il existe des alternatives douces-parfumées-qui-font-des-bulles nettement plus respectueuses de la peau et du porte monnaie.
Les industriels s'adaptent plus ou moins efficacement aux soucis de chacun : gels douches et savons surgras (bien), gel-hydratants-crême (mouais)... Dans une optique inverse, dans les années 80, une vague de "si c'est naturel c'est que c'est bon" a laissé croire aux mères qu'il était de bon ton de laver leurs bébés au savon de Marseille. C'est quand même assez décapant, le savon de Marseille. Utile si vous n'avez pas de souci de peau particulier (surtout qu'il existe maintenant des tas de parfums), il a tout de même de bonnes chances d'envoyer votre gosse chez le dermato (d'ailleurs, c'est la mienne qui m'a raconté ça).
Il existe pourtant de nombreux savons naturels très doux et adaptés à tous les types de peau. Je ne vais
pas dresser un inventaire mais, à titre personnel, je préconise le savon au lait d'anesse, hydratant, souvent écolo, et dont le parfum, lorsqu'il est à base d'huiles essentielles, embaume toute la salle de bains. Vous pouvez en trouver facilement sur le net ou dans les boutiques naturelles, avec une large variété d'odeurs et de propriétés. Mes préférés : Vegetari'Anes (grand choix de parfums, savons spécialisés pour peaux grasses ou irritées, exfoliants, savons à barbe,...).
Mais la star des stars, c'est quand même le savon d'Alep. Ce dernier, originaire comme son nom l'indique de la ville d'Alep, en Syrie, est fabriqué depuis l'antiquité à base d'huile d'olive et d'une quantité plus ou moins importante de laurier. Il serait l'ancètre de tous les savons durs actuels. Son principal intérêt : il est naturellement surgras et, d'après mon expérience et celle de plusieurs amis, aussi efficace que les produits de pharmacie pour
la toilette des peaux sèches (Outre maladie particulière, j'imagine. Consultez vos dermatos). J'ai tendance à me méfier des produits hippies-bobo qu'on pare des vertus d'une panacée mais je dois avouer qu'autour de moi le savon d'Alep a fait tant de miracles que j'ai du mal à ne pas m'enthousiasmer... D'autant que l'objet coûte à peu près que dalle (2,5 à 5 euros un pain de savon qui va vous durer des mois, ça fait quand même réfléchir). Comme j'en vois qui reluquent ma photo de ce gros morceau de caillou verdâtre d'un oeil de citadin méfiant, sachez qu'on peut acheter de jolies savonettes de savon d'Alep, un peu plus chères mais toujours très abordables. Le prix dépend en tout état de cause de la quantité de laurier qu'il contient (et de l'âge du savon, me signale Fei dans les commentaires : plus il est vieux, plus il est efficace, et cher).
On trouve le savon d'Alep dans toutes les boutiques bios, parfois en grande surface, il me semble en avoir déjà vu en pharmacies, et il existe une telle quantité de revendeurs sur le net qu'il faut vraiment le vouloir pour ne pas en trouver. Au hazard, un site qui a fait ses preuves, Le Monde Bio.
Pour les inconditionnels du gel douche (béotiens !), sachez que de nombreuses boutiques le présentent maintenant aussi sous cette forme. Je pense que, sur l'année, celà revient un peu plus cher, mais celà reste un bon investissement.
Et pour en finir sur les peaux sèches : sachez que, si votre eau est très calcaire, il est déconseillé de l'utiliser pour la toilette du visage. Préférez les lotions (solution testée et approuvée par moi-même).
Prochain épisode : les anti-transpirants.
mercredi 4 juin 2008
Son linge sale en famille
Mot-clef du jour : "cousin( tipule) ça me fait peur"
Ca fait un moment que je voulais parler de ce genre de chose sur le blog, et Aco m'a fait sauter le pas dans les comms précédents.
Savez-vous, lecteurs et lectrices, que nous avons une forte tendance à utiliser une multitude de produits chimiques pour des tâches mieux remplies par des produits naturels, ces derniers étant le plus souvent bien moins chers ?
Savez-vous, lecteurs et lectrices, que l'idée reçue comme quoi écologique = honéreux est la plupart du temps au mieux toute relative, au pire parfaitement mensongère ?
Faisant partie de ces écologistes pragmatiques qui n'ont pas plus envie de niquer la planète que de se priver des progrès de la science et ayant subi quelques revers de fortunes suite à mes choix professionnels de saltimbanque, j'ai envie de profiter de cette catégorie pour vous faire découvrir des solutions aussi respectueuses de l'écosystème que du porte monnaie et de la place dans les placards.
Aujourd'hui (tadadaaaaaam)... Le linge !
Lessive générale, lessive pour linges délicats, lessive pour le blanc, pour le noir (non franchement, sans déconner !), lessive pour la laine... et n'oublions pas l'adoucissant et l'anticalcaire.
Wé mais non, on va s'en passer ! Moi c'est savon de Marseille et vinaigre blanc !
Vinaigre blanc (vinaigre d'alcool) en guise d'anti-calcaire. C'est tout con, c'est mathématique, c'est prouvé, ça marcherait sans doute même avec du citron s'il ne fallait pas s'emmerder à les presser. Acide = dissout calcaire, et aucun enzyme glouton transgénique ne viendra écorner cette réalité. Le vinaigre blanc ça ne coûte rien, ça n'a aucune odeur, et ça fonctionne aussi bien que les potions magiques ayant monopolisé des dizaines d'ingénieurs payés à réinventer la nature. Qu'on se le dise ! Ca marche aussi pour vos éviers et vaisselles entrartrés, et sans frotter (et pour le coup, le citron aussi) !
Savon de Marseille. La lessive recommandée pour les peau délicates (alors pourquoi pas pour tout le monde ?). En paillettes, hein ! N'allez pas balancer des savonnettes dans votre panier à linge. Des commerciaux malins ont même récemment renommé certains emballages "Lessive en paillettes". C'est du savon. Rien d'autre. Et ça marche très bien.
Seul bémol : ça n'a pas d'odeur. Quelques gouttes d'huile essentielle de votre choix sauront remédier à ce problème.
J'ai également testé les Noix de Lavage. Pour ceux qui l'ignoreraient, il s'agit de l'écorce des noix d'un arbre indien, Sapindus mukorossi, qui sont naturellement riches en saponine. Cette "découverte" fait la joie des écolos du monde entier (au point qu'on en vient maintenant à craindre une surexploitation, j'adore l'être humain). J'ai testé et ça marche, mais je les réserverais quand même au linge pas trop tâché, à moins d'y adjoindre un détachant (il en existe des naturels) et de perdre le côté économique de ma note.
Et bien sûr vous trouverez les deux premiers ingrédients dans votre supermarché... autant pour les produits d'écolos indénichables :)
Prochain épisode : la douche !
lundi 12 novembre 2007
Le bio, c'est beau !
Hier, je suis allée au salon Marjolaine, au jardin des plantes de Paris, à Vincennes dans le Val de Marne (j'imagine que ça doit être marrant pour mes lecteurs qui ont la chance de ne pas habiter la capitale ou sa banlieue). Je m'y rendais dans un esprit à la fois ravi et méfiant. Ravi parce que j'allais retrouver un exposant de super plantes épiphytes top-délire rencontré à un précédent salon. Méfiant parce que le bio, j'ai beau être écolo, je suis pas super pote avec ses dérivés revendicato-hermito-tripants.
Histoire d'être un peu cohérente (et surtout de ne pas gaspiller 2h, 12 litres de sueur et 6 neurones à trouver une place), je laisse la voiture dans son coin et, en éco-citoyenne responsable, me hâte vers l'arrêt de bus le plus proche.
Ceci m'a permis de me rappeler pourquoi j'avais précédemment maudit ce prétenduement positif moyen de transport :
1- Les panneaux d'affichage. un vrai potentiel comique, ces engins-là. A mon arrivée :
Prochain bus : dans 10 minutes (3 d'après le site de la ratp)
Suivant : dans 18 minutes.
5 minutes plus tard :
Prochain bus : dans 9 minutes
Suivant : dans 13 minutes.
5 minutes plus tard :
Prochain bus : dans 9 minutes
Suivant : dans 18 minutes.
1 minute plus tard :
Prochain bus : dans 13 minutes
Suivant : dans 27 minutes.
2- Les gens : Le mec qui pue, l'ado qui braille, la vielle qui solliloque, les innocents qui sont sur mes sièges.
Mais je suis tout de même arrivée à bon port dans des délais raisonnables (j'ai eu le temps de lire un Que Sais-je, mais je lis vite, surtout quand le sujet ne m'intéresse pas).
Me retrouver au Parc Floral, pas loin de 20 ans après mes dernières escapades dans ce lieu, m'a procuré une sensation étrange. Un peu comme une réminissence, lorsqu'on visite pour la première fois un lieu avec cette sensation de pourtant le reconnaître... Sauf qu'en l'occurence il s'agissait de réels souvenirs, mais si vagues et fugaces qu'ils auraient pu sortir d'un rêve. Je me suis revue, à 5-7 ans, visiter deux autres expositions de l'endroit : le Salon du Chat et l'expo d'Ours en Ours (et pourquoi donc me rappelais-je des noms, de la gueule des sorties de caisse, et pas tant du contenu ?). En passant, le parc Floral est un très bel endroit que je vous conseille si vous aimez les jardins aménagés avec un côté un peu "nature", moins symétriques que ces jardins à la française qui pullulent dans nos régions à haut potentiel culturel de mauvais goût (je suis de mauvaise foi mais je vous proute). C'est joli, c'est reposant, ya pas de chateau de la Renaissance souillé de fioritures mégalo-nazes (oui, je persiste), et ça sent bon le pollen.
Le salon en lui-même était vraiment agréable. Bon, des revendicato-hermito-tripants yen avait quelques-uns, mais moins que dans un festival de court-métrage (comme quoi), plus inofensifs parce qu'ils ne se prenaient pas pour une élite, et parfois même assez intéressants. Je ne me suis pas fait taper par des végétariens fanatiques, ni happée par une secte naturiste, ni encore maternée par des emmerdeurs du mieux-vivre, je suis donc une grosse saleté bourrée d'idées préconçues, insultez-moi.
On y trouve (outre les super plantes epiphytes top-délire) des tas de cosmétiques naturels, des germoirs à graines (acheté), de délicieux épices, aromates et plantes tombés dans l'oubli (achetés), des appareils de massage, des fringues bio, des appeaux (achetés, cadeau de Noël de papa), des accessoires déco, de la bouffe régionale du feu de dieu (saucissons, pains et frômages... mamma mia !), le tout à des prix abordables.
Je ne peux donc que vous conseiller de vous ruer sur ce salon qui ravira les adeptes du bien-être comme les épicuriens-grosse-bouffe-gros-steak (je fus doublement ravie).
Salon Marjolaine
Salon Bio&Nature
Jusqu'au 18 novembre 2007 au Parc Floral de Paris
Tarif : 8 euros, 6 à tarif réduit (chômeurs, étudiants, invalides), gratuit pour les enfants de moins de 12 ans.
J'avais des invites, mais je les ai déjà offertes ^^
Et passez par le stand Annaturra, où vous trouverez des super plantes épiphytes top-délire !



