30 octobre 2007
Mon bauf, mon bauf
Quand Aymeric va au festiblog, il fait tout pour se faire remarquer.
Et pourtant, c'est sa première dédicace.
Il ne sait pas qu'il existe des gens étranges capables d'attendre des heures pour un petit Mickey, des gens qui collent leurs rejetons dans les files, des gens qui se déguisent comme dans les bd... Aymeric, lui, est un amateur novice mais il a des raisons de se faire remarquer :
. Il est roux (ya pas idée !) et
. Il demande une dédicace de coati, charmant animal brésilien muni d'un long museau. Conscient (quand même) qu'il n' a que lui (et peut être deux énergumènes fréquentant ce blog) capable de se focaliser sur cet animal bizarre, il ammène sa doc, imprimée vite fait sur du papier brouillon.
Du coup, Ced s'est retrouvé à ramener chez lui des photos de coatis au verso d'un devoir de maths, mais ça l'a marqué, la preuve :
Cliquez sur l'image pour visiter le blog de Ced qu'il est bien, et achetez sa bd qu'elle est bien, et allez le voir en dédicace qu'elles sont bien !
Les observateurs noteront à l'occasion que je suis en train de remanier mes liens. L'adresse de mon blog sera surement indiquée sur mes bd quand elles sortiront, et je veux que les gens que je linke me correspondent un peu. Que ce soit des artistes dont je me reconnais dans l'approche, ou pas mais qui m'intéressent au plus haut point, des discours que j'ai envie de cautionner, ou des trucs qui m'amusent, tout simplement. Bref, que ce soit vraiment "mon univers", comme disent les trippants :)
Ya des gens qui sont apparus, d'autres qui ont disparu, comme la dernière fois... Et c'est comme ça, c'est la vie :)
27 octobre 2007
Like a Rolling Stone
Je dis toujours que je n'aime pas lire des critiques de films donc je ne vais pas m'amuser à en faire, mais sachez juste que si vous aimez :
. la folk music,
. Bob Dylan,
. les films expérimentaux qui ont un vrai propos,
. la poésie,
. les grands acteurs,
. les ovnis cinamatographiues,
ou ne serait-ce qu'un seul de ces éléments, ya ça qui sort :
Je ne sais pas ce que vaudra le résultat final, mais je sais que Ben Wishaw et Heath Ledger sont sublimes (la relève des plus grands acteurs, voyez le premier dans Le parfum, avec Dustin Hoffman), Christian Bale très très bon (juste dommage qu'il ne parvienne pas à se départir de cet immuable regard dur qui, cette fois, me semble a priori peu approprié à Dylan) et Cate Blanchett et Richard Gere surprenants. Je sais aussi que j'irai le voir, c'est certain.
26 octobre 2007
Flash Back
Une petite nouvelle rédigée en 2003, à l'époque où je tenais un site web avec mes écrits. Soyez indulgent vis à vis de la non-profondeur du traitement, ce texte n'avait aucune autre prétention que de faire sourire avec le minimum syndical de qualité rédactionnelle. C'était au temps où je n'avais plus de visée professionnelle littéraire et que j'écrivais de temps en temps, au coup par coup, selon l'inspiration. Pour la petite histoire, c'est avec cette nouvelle que je me suis faite repérer par un romancier et scénariste de bandes dessinées qui m'a donné envie de me lancer sérieusement dans ce métier. Nico : merci :)
C'est un film pour les frustrés
- Pfff... C'est vraiment un film pour les frustrés !
- "Pour les frustrés"? Tu pourrais avoir un peu plus de respect pour ceux qui aiment !
- Ils ont le droit d'aimer ! Mais c'est quand même un film pour les frustrés !
- Et comment tu réagirais si moi, je te disais que le bouquin que tu lis, c'est pour les baufs ?!
- Ben... Ca dépend...
- Ca dépend ?
- Si c'est vraiment un bouquin pour les baufs...
- Vas-y ! Fous-toi de ma gueule !
- Mais non, je t'assure !
- C'est ça ! Alors toi on te traite de bauf et comme tu es une fille sensée tu réponds "c'est vrai"!
- Mais on ne me traite pas de bauf ! On dit que c'est un livre destiné à la base à un public de bauf. Ca ne veut pas dire que je suis forcément une bauf si je le lis !
- Putain tu devrais faire de la politique, toi ! A jouer sur les mots comme ça !
- Je ne joue pas sur les...
C'est ainsi qu'a débuté une engueulade mémorable avec mon ami.
A propos d'une comédie américaine distrayante, destinée a priori à détendre ses spectateurs.
Le réalisateur a dit à propos de ce film "C'est une satire tendre de la société. Chacun y retrouvera un peu de sa propre vie, ou de celle de ces proches...Des fois, on se penche sur notre passé, et on se dit : Mais qu'est ce que j'ai fait de ma vie ?! On regarde les autres et ce qui nous saute aux yeux, c'est ce qu'ils ont de plus que nous. C'est à l'issue de ces moments d'aigreur qu'on se remet en question. Et il est bon, parfois, de se dire qu'on n'est pas seul dans ce cas".
J'en conclus qu'il trouve, lui aussi, que c'est un film pour les frustrés.
Bon... C'est le réalisateur. C'est SON film. Il a le droit d'être objectif vis à vis de son travail. Mais moi, je dois être to-lé-rante. Etre tolérante, ça implique d'avoir un profond respect pour tout...A part pour les racistes, les sexistes, les antisémites, les capitalistes, les libéraux, les pervers, et les bourgeois... Car ces gens-là sont, à des degrés divers, politiquement incorrects. Mais, vis à vis de tout ce qui n'appartient pas au domaine du politiquement incorrect, il faut témoigner un maximum de considération. Et, si on est en profond désaccord avec une personne, qu'on déteste tout ce qu'elle aime, qu'on crache mentalement sur ses idées, et qu'on la considère comme la dernière des imbéciles, il faut le lui dire (même si elle ne nous a rien demandé, la lutte contre l'hypocrisie faisant aussi partie des derniers combats dans le coup)... Mais avec RES-PECT !
La technique semble simple mais peut s'avérer plus ardue qu'il n'y paraît. Tout d'abord, une règle d'or est de ponctuer son discours de termes marquant qu'il s'agit uniquement de NOTRE avis, de préciser que nous sommes bien conscients de ne pas détenir le monopole de la vérité, et de nous excuser au besoin d'avoir une opinion. Il suffit, ensuite de ne pas user de jugement de valeur. Par exemple, on ne dit pas "c'est moche". On ne dit pas "c'est nul", "c'est mauvais", "c'est ridicule", "c'est stupide"... On dit encore moins "c'est de la merde" ou "c'est pour les nazes" (ces critiques constructives étant destinées exclusivement aux oeuvres commerciales)... On dit : "IL ME SEMBLE que vous êtes dans l'erreur. A MON SENS, la réalité est plutôt ainsi. DESOLE, je ne vois absolument pas ce qui vous fait penser ça. MAIS vous devez avoir de bonnes raisons. Après tout ce n'est là que MON OPINION et je RESPECTE la votre. C'est la confrontation d'avis divergents qui donne tout leur intérêt aux débats".
Vous noterez qu'il est préférable d'user d'un langage châtié... Voir soutenu... Dire : "Il me semble que vous dites des conneries. A mon sens vous êtes complètement à côté de la plaque et je m'excuse mais vous devez vraiment être le dernier des tocards pour croire un truc pareil. A part ça pensez ce que vous voulez !" vous ferait immanquablement passer pour un goujat.
Bon... Là... Comme ça... A froid... En prenant son temps... C'est facile, d'imaginer comment répondre. Mais dans le feu de l'action, face à un imbécile déversant en cascade ses torrents de sottise sous vos yeux ébahis...Ou à la sortie d'un film glorifiant la trentenaire célibataire obnubilée par son régime, son look, ses affaires de coeur et son horloge biologique... Parfois... Quelques minutes par semaine... Sans trop de témoins... J'ai envie d'être VRAIMENT honnête. De ne pas me faire avaler par l'apathie ambiante, de ne pas céder sous la pression des gens dans le mouv'... De ne pas... De ne plus être politiquement correct !
Mon ami, par contre, n'a aucun problème avec ça. Le concierge qu'il appelle à deux heures du matin pour un problème de fuite est un gardien d'immeuble, la bonne qu'il paye un salaire symbolique pour laver ses slips une aide ménagère, la caissière de supermarché qu'il agresse quand le tapis va trop vite pour lui un agent de caisse, mes copines beurettes des maghrébines, et sa soeur obèse une jeune femme un peu ronde. En outre, c'est un défenseur de la veuve, de l'orphelin, des minorités ethniques et des majorités dénigrées. Il est toujours prêt à plaider l'intégration dans la société des personnes intellectuellement déficientes, des personnes en situation de handicap, des personnes de petite taille, des personnes dans le besoin, et, je viens de m'en apercevoir, des personnes socialement refoulées (pour qui, je le rappelle, était fait ce film). Il a refusé catégoriquement que je corresponde avec une… Voyons… Personne incarcérée de sexe masculin, mais a poussé des hauts cris quand je l'ai appelée "un taulard"... Dans mon foyer, l'argot ne fait pas bon ménage avec la tolérance.
Bref... A force de ne pas dire retardés mentaux, invalides, clochards ou nains... Il a bien fallu que mon naturel revienne au galop. Et finalement, pour l'amour de la liberté de penser et du franc-parlé, j'ai éclaté :
- Tu commences à me gonfler sévère avec ton politiquement correct ! Et je pense que... Gnagnagna... Et c'est seulement mon opinion... Gnagnagna... Et je m'excuse de vous demander pardon et d'avoir un avis personnel... Gnagnagna... Et faut de tout pour faire un monde... Gnagnagna... T'as honte d'avoir un avis ? Tu peux pas assumer ce que tu penses ? Tu ne peux pas admettre que c'est pas une tare d'avoir de la personnalité ? Et t'as besoin de préciser que c'est ton avis quand tu argumentes ? On s'en doute que c'est ton avis puisque tu le donnes ! Et t'as le droit de t'exprimer bordel ! Et moi aussi j'ai le droit ! Et si je trouve que c'est un film pour les frustrés, je dis que c'est un film pour les frustrés ! Et même... Si je trouve que c'est à chier, je dis que c'est à chier ! Comme toi, là, maintenant... Tu me fais chier !
Bon, ça manquait peut être un peu de tact, mais quand on est comme moi une personne bridée dans ses élans critiques, on est voué à l'explosion !
Et c'est un film qui aura révélé mon intolérance irrespectueuse.
Maintenant, il doit être convaincu que je méprise tout ce qui est différent de moi... Que je n'accepte pas les faiblesses d'autrui... Que je voudrais modeler le monde à mon image...Que, sous des dehors amènes et souriants, je ne suis qu'une petite bourgeoise à l'esprit étriqué...
Je pense qu'il n'osera pas raconter cette soirée à ses amis BOBOs, ou à ses parents soixante-huitards.
Sinon, je suis définitivement grillée !
Exit les oeuillades gentilles que me lançaient ses potes... Je n'aurai plus droit qu'à des regards soupçonneux. Au revoir les sourires conciliants de la belle mère quand je m'opposait à ses convictions...Elle pensera à coup sûr que je suis en train de virer à droite... Et pourquoi pas à l'EXTREME droite ?!
C'est la fin des haricots !
Mais le pire, dans tout ça... C'est qu'il m'avait vraiment bien plu, ce film pour les frustrés !
23 octobre 2007
Du nouveau dans la TSF blog !
Oui parce que depuis que j'avais installé ce charmant engin à grands renforts de "putain le html ça pue", je ne l'avais pas franchement alimenté. Je pensais depuis quelques temps faire une grosse playlist de mes artistes de référence, et me voyais déjà faire une sélection de mes titres préférés de Mark Knopfler, Bob Dylan, Eric Clapton, Jean-Jacques Goldman, Brassens, Damon Albarn... J'aurais même peut-être ajouté du Vivaldi et du Haendel, histoire de me la jouer "rock & classique"... Je serais même allée chercher du jazz pour parfaire le tableau... Et bien NON !
Je préfère mettre sur ma TSF des artistes que j'ai découvert récemment, des génies d'interprétation méconnus, des gens originaux qui me plaisent et/ou me font bien rigoler, ou simplement des trucs sympa qui rythment mon quotidien. Bref, des gens en qui je me reconnais, humainement et artistiquement (je vais pas tarder à faire la même chose de mes liens, d'ailleurs).
Mais tout d'abord, une petite video :
Ceci est l'intro de la comédie musicale The Pick of Destiny (le Médiator de la destinée), le film qui m'a le plus fait hurler de rire depuis La Grande Vadrouille (n'y cherchez aucune similitude, je ne le site que pour l'anecdote). Vous y rencontrerez des pointures du jeu, et du rock tels Meat Loaf et Dio. Les auteurs de ce méfait sont Jack Black "lead singer" et Kyle Gaz "lead guitarist", membres uniques du groupe Tenacious D, qui allie excellence technique et grandeur d'interprétation (voyez Classico... il fallait oser). Jack Black est un acteur très connu aux Etats-Unis, même si les français ne l'ont découvert que récemment dans King Kong. Capable de tout jouer, c'est dans le comique que tout son génie éclate, et ce depuis ses premiers sketchs sur HBO. Anglophones, savourez les textes ;)
Ensuite, Tom Waits : J'ai découvert ce grand monsieur il y a quelques mois seulement, après avoir lu qu'il comptait parmi les chanteurs préférés de Robert Carlyle, acteur dont je partage largement les choix artistiques à défaut du talent (un jour, peut-être !). Des discussions m'ont appris par la suite que je n'étais pas la seule à méconnaître cette gueule cassée, sa voix de chanteur de bar jazz et sa créativité qui ignore les barrières des genres. Enjoy.
Bad Religion : Le punk et moi, on est pas trop potes. Humainement. Manque de culture de ma part ou triste réalité, j'avais tendance à associer ce genre à une bande d'ados attardés juste capables d'ouvrir leurs gueules pour cracher sur la société (sous-entendant qu'ils sont teeeeellement au dessus du commun avec leurs revendications aussi profondes que "la corruption, c'est mal"), puis de se la défoncer à grand renfort de substances diverses parce que le commun, quand même, il écrase un peu leurs petites épaules. Bad Religion est LE groupe qui m'a montré que le punk pouvait avoir des revendications à la hauteur de ses qualités musicales (même si j'avoue que, musicalement, ce ne sont pas les plus créatifs). Leur mot d'ordre, simple, est "pensez par vous-mêmes" (et non, comme beaucoup d'artistes qui en ont fait le leur, "pensez comme moi"), et ils adoptent une attitude en conséquence. N'hésitez pas à me conseiller d'autres groupes du même genre si vous en connaissez.
Julien Doré : Génie n°2 de ma liste. Le gars qui m'a montré que des chanteurs peuvent être à la hauteur de l'interprétation des plus grands acteurs. Un nouveau personnage à chaque titre, toujours complètement intégré, personnel, brillant de sincérité et touchant d'humanité... Si Bad Religion m'a réconciliée avec le punk, Julien Doré m'a réconciliée avec le dadaisme, et il y avait autant de boulot (pour des raisons semblables, d'ailleurs). Pour ceux qui l'ignoreraient, ce jeune homme a été découvert dans le télé-crochet La Nouvelle Star (m'obligeant par là-même à rompre mon boycott top-activiste des chaînes hertziennes), où il s'est fait une spécialité de reprendre les titres les plus convenus en leur insufflant une âme dont même leurs créateurs les croyaient sans doute dépourvus (voyez sa reprise de Baby One More Time). Issu du rock indépendant, il n'a pas renié son univers en signant chez Universal et continue les concerts dans les petites salles tout en explosant les ventes, comme disent les gens qui savent, avec son single Moi Lolita (comparez ses deux versions et vous verrez ce que j'entends par "nouvelle interprétation à chaque titre"). Pour la petite histoire, il avait d'abord ré-écrit les paroles mais n'a pas été autorisé à les commercialiser car Mylène Farmer, auteur de l'original, jugeait ses modifications vulgaires (il est vrai que c'est tellement plus classe de faire chanter ça à une ado sapée comme pour un tour rue St Denis). Résultat : un single un peu plus convenu que prév, mais qui fait tout de même fugure d'exception dans le paysage musical français. J'espère que ce petit génie n'est pas un cas isolé et qu'il fera des émules dans des genres musicaux très divers.
The Tiger Lillies : Un OVNI découvert dans le film Plunket & MacLean. Rock et variété aux inspirations d'Europe de l'Est. Une plongée dans un cirque de monstres décadent où la morale devient une notion floue et l'humour un rempart contre l'horreur. C'est marrant, ce que j'écris ne me donnerait pas envie de découvrir, en fait... Mais écoutez ! Je vous jure que c'est bien !
Pour qu'on n'aille pas croire que je n'écoute que des trucs qui font du bruit, trois titres de Devendra Banhart, autre grand interprète dans un style musical auquel je suis peu habituée mais que je découvre avec plaisir (suite à une interview de Julien Doré, d'ailleurs). J'en dirai plus avec le recul mais je suis déjà fan.
Et enfin, parce que tout le monde a le droit d'avoir des goûts de chiottes, une petite sélection country bien kitchouille que oui c'est mauvais, mais que oui j'adore, et que j'ai même pas honte.
22 octobre 2007
Mise en boite
21 octobre 2007
Les critiques qui devraient être interdites
Il y a celles qui m'amusent, celles qui m'agacent, celles qui me surprennent et celles qui me donnent envie de balancer l'auteur par la fenêtre après l'avoir éviscéré organe par organe sans anesthésie (sisi)... Petit palmarès des lieux communs qui ne devraient pas l'être (communs) et que j'aimerais tant ne plus entendre.
[NB 1 : Comme souvent, je me focalise sur l'écriture et le cinéma, les deux médias que je connais le mieux, mais c'est évidemment (et malheureusement) valable pour tous les domaines artistiques.
NB 2 : Aux potes qui m'en auraient éventuellement inspirées certaines... Désolée, je vous aime... Mais zavez qu'à pas en sortir des plus grosses que vous :p
NB 3 : Le premier qui me sort "oui mais des fois tes exemples ça arrive que ce soit pas des lieux communs" a gagné le droit de figurer dans la liste.]
Ce n'est pas mon univers (sous-entendu "donc, j'ai pas aimé")
D'une, on s'en fout si t'as aimé ou pas, ce qui nous intéresse c'est pourquoi.
De deux, "c'est pas mon univers" n'est pas un argument. C'est d'ailleurs pas forcément celui de l'auteur non plus : on peut parler d'autre chose que de son nombril.
Je me suis profondément reconnu dans les personnages (sous-entendu "donc, ça dépeins trop bien la vraie vie")
TA vie n'est pas LA vie.
Pour le reste, cf. au dessus.
L'auteur est proche de nous, donc il est sincère !
Toi, rappelle-moi de ne pas t'oublier le jour où j'aurai un truc à vendre.
Ça m'a tellement touché (sous-entendu : donc c'est une oeuvre intelligente).
La magie de la projection affective.
Le film Le retour du Gros Monstre est nul : c'est juste un film de gros monstres.
Il y existe des tas de raisons pour lesquelles un film nommé "Le Retour du Gros Monstre" peut être nul. Le fait qu'il s'agisse d'un film de monstre n'en est pas une. Il est par ailleurs déconseillé d'aller voir un film de monstres si l'on est allergique aux films de monstres, à moins d'être capable d'objectivité sur les qualités intrinsèques d'une oeuvre.
...mais ce personnage -comment le nier ? c'est l'auteur lui-même.
Pour la psycho de comptoir il y a les bars PMU, pour la masturbation les banques du sperme.
Théorême de Joey Star : Un véritable artiste doit déranger.
Si la réciproque est vraie, les cons dans ton style sont de grands artistes.
Axiôme de Brando : Cet acteur est capable d'incarner n'importe quel personnage, il possède un instinct animal !
Non, connard ! Il bosse !
Postulat de De Funès : Pffff ! Ce n'est jamais qu'un honnête divertissement !
Faudrait s'en excuser ?
L'auteur a un univers marqué (donc) c'est du beau travail.
Rien à voir.
Il en fait des tonnes (donc) c'est il essaie de manipuler le public.
Oui mais non.
Il bouge à peine sur scène (donc) il ne s'implique pas.
Toujours pas.
Cette performance est pleine de sobriété (donc) de sincérité.
Encore raté.
Je ne regarde pas ce genre de show commercial.
Dommage de ne pouvoir affirmer sa personnalité que par un nettoyage par le vide.
J'ai rien compris, c'est n'importe quoi.
Sans commentaire.
On sent bien les influence de Josh Von Liebstig dans ce travail.
Les frustrés ne devraient pas être autorisés à s'exprimer sur certains sujets.
Quand je pense que ce réalisateur nous avait gratifiés de chefs d'oeuvres intimistes comme "Les souffrances de mon nombril", "Introspection" ou "La jeune fille et son vagin". Quel besoin avait-il de se prostituer avec cette grosse production hollywoodienne ?!
Et à part ça, le film, il était bien ?
Le film d'un gauchiste/sarkoziste/anarchiste/écologiste.
Et à part ça, le film, il était bien ?
Un sujet grave, dont le traitement demandait un grand courage et un profond engagement.
Et à part ça, le film, il était bien ?
Dommage que l'auteur ait conclu son histoire sur une happy-end.
Note : la vraie vie n'est pas toujours triste à pleurer.
Dommage que l'auteur se soit senti obligé de montrer la violence du meurtre.
Note : parfois, quand on montre la violence, c'est pas juste pour attirer le chaland, mais pour des raisons réfléchies et responsables.
Les acteurs sont mauvais (donc) ils sont mal dirigés.
Un peu de respect pour les métiers du spectacle :
Les défauts d'un film ne sont pas TOUS imputables au réa.
Les qualités des acteurs ne dépendent pas QUE de la manière dont ils sont "dirigés" (j'adore ce mot !).
Franchement, qui ne se reconnaîtrait pas dans les situations évoquées ?!
Une personne différente de toi ?
L'auteur aurait dû plutôt faire comme ça.
Va te pendre...
L'auteur décrit si bien la détresse du deuil qu'on ne peut que se douter qu'il y a lui-même été douloureusement confronté.
...et fais-toi mal.
12 octobre 2007
Gotika - Appel à dessinateurs
Comme il semble que pas mal d'entre vous soient intéressés par le film Les Ames Pixellisées, je me permets de faire une demande. Demande qui concernera surtout les dessinateurs (Aco, RaphaelB, X-aël : je sais que vous passez régulièrement, vous êtes obligés maintenant... sisi ^^).
Dans le film, le héros fantasme sur Gotika, une héroïne de comics qui a été mise en scène par de nombreux dessinateurs. C'est un personnage très caricatural, fantasme de la femme burnée, sombre et castratrice qui n'attend qu'un homme pour la dominer.
Le héros vit dans ses rêves, au point de prendre Julie, une "simple" jeune fille gothique, (cf note du dessous, sur le tournage avec Bernard Le Coq) pour Gotika.
Or, un mur tout entier de sa chambre est tapissé de posters et fanarts à l'effigie de cette dernière, et c'est là que j'ai besoin de votre participation altruiste et désintéressée (il y aura quand même bien-sûr votre nom et votre book au générique). Voici l'illustration originelle, par Aurélien Morinière :
Les seuls éléments qui doivent se retrouver sur chaque illustration sont le tatouage, la couleur de cheveux et l'allure "dark". Pour le reste, c'est liberté totale (je manque par exemple de Gotika aux cheveux longs et/ou en situation). Si celà peut vous aider, c'est moi qui jouerai ce personnage (je fais de la muscu en conséquence ^^).
Je précise qu'il n'y a pas besoin d'avoir un niveau professionnel en dessin, et que les amateurs éclairés sont grandement bienvenus. Vous pouvez bien évidemment en faire plusieurs (avis à ceux qui ont déjà participé ^^), en couleur ou en noir et blanc, avec n'importe quelle technique... Pour des raisons d'impression, il me faut par contre des hautes définitions.
Le tournage aura sans doute lieu fin novembre 2007.
Je remercie d'avance de tout coeur ceux qui accepteront de m'envoyer leurs oeuvres sur ap.viard[at]gmail.com. Et, si ça peut vous donner envie, voilà déjà quelques beaux exemples de ce que l'on a reçu (j'en ai d'autres, que je vous montrerai en temps et en heure) :
Sachan :
07 octobre 2007
Les Ames Pixellisées - Tournage avec Bernard Le Coq
Pour cette seconde journée de tournage, nous avons filmé chez mes parents, qui nous avaient généreusement prété leur appartement (savaient-ils que la moitié du mobillier de leur salon passerait l'après-midi dans le couloir ?). Après Jean-Claude Dreyfus, c'est Bernard Le Coq qui a accepté de nous rejoindre et de jouer... mon grand père ! Pour celà, il a dû subir un subtil vieillissement au latex, tandis que j'étrennais la version "fine et adaptée à la photo" de mon maquillage goth (Maludi : j'ai demandé à la maquilleuse le nom du produit mais j'ai oublié... je re-demanderai, promis).
Début (arrivée de l'équipe technique) à 8h30, fin (matos rangé) vers 15h30, bonne ambiance, scène pas trop compliquée à filmer... Nous aurions pu célébrer notre premier tournage sans merdouille si... les loueurs n'avaient pas oublié le borgnole ! Le borgnole, pour les incultes dans mon genre qui l'ignoreraient, c'est ce que l'on met sur les fenêtres pour créer une nuit américaine. Une nuit américaine, pour les très incultes, c'est filmer la nuit en plein jour.
De bric et de broc, l'équipe a réussi à se passer de l'accessoire a priori indispensable en calfeutrant les fenêtres à l'aide de couvertures, et c'est presque sans retard que nous avons pu lancer le premier clap.
Du coup, je n'ai pas énormément d'anecdotes à raconter. Et puisque les images parlent parfois d'elles-mêmes :
Pendant que l'équipe prépare le plateau...

Dans la chambre de mes parents, Cyrielle Bailly, notre maquilleuse, est à l'oeuvre.

... et obtient certains résultats.

Notamment sur ce vieillissement au latex (notez le dessous des yeux).

Antoine Aybes-Gille (directeur-photo) et Nicolas Tiry (1er assistant réalisateur) transforment ma chambre d'adolescente en QG. C'est ici que les scènes précédemment filmées seront transferées sur un PC, afin de rendre disponibles les cartes mémoires de la caméra.

Florent Michaux, cadreur, et sa caméra HD.

Antoine Aybes-Gille installe les lumières (ce gros truc à droite est appelé luciole et crée de très jolies ambiances lorsqu'il est placé en des mains expertes).

Michael Castellanet, réalisateur et acteur, et Bernard Le Coq.

Julien Ruiz (ingé-son, preneur de son et compositeur).

Bernard Le Coq, sur le plateau et à l'écran.

Michael castellanet, réalisateur, concentré.

En place pour la fin de la scène.

Frédéric Watbled, photographe de plateau.

Et l'équipe au complet : Julien Ruiz, Michael Castellanet, Moimême, Bernard Le Coq, Antoine Aybes-Gille, Florent Michaux, Clément Douillet (avec la caméra, réalisateur making-of), Edouard Chassaing (en bas à gauche, régisseur général), Nicolas Tiry, Cyrielle Bailly.
Ce fut, je crois, ma meilleure expérience de tournage. Une belle ambiance a régné sur cette journée, l'efficacité et la créativité étaient au rendez-vous, je commence à être enfin assez satisfaite de mon niveau de jeu, et le duo avec Bernard Le Coq a merveilleusement fonctionné. Cet homme est un concentré de professionalisme, d'écoute (que ce soit dans le jeu ou dans la vie) et de gentillesse, et je ne le remercierai jamais assez du cadeau qu'il nous a fait de sa présence.
Suite et fin du tournage très probablement en novembre, avec cette fois une semaine non-stop de boulot (et Micha va enfin jouer ! C'est qu'il est impatient !).
Il est rare que je m'avance, mais cette fois j'ose : ça risque d'être un très bon film.
(images tirées du making-of de Clément Douillet, et photos de Frédéric Watbeld. Plus de photos visibles sur le blog de Michael, son site et notre MySpace).
04 octobre 2007
Flagrant délit de grande gueule
Hier, entre deux trucs urgentissimes, Micha et moi allons à la Poste afin de faire affranchir une lettre et d'effectuer un virement sur mon PEL. Comme c'est fascinant. Partez-pas, c'est encore mieux ensuite.
Arrivés devant le bureau, nous mesurons une queue d'une bonne trentaine de personnes, très près de dépasser dans la rue. Il y a même un beau gosse assis sur les marches, qui jette de fréquents coups d'oeil à ce débordement d'êtres humains, comme hésitant à y ajouter sa personne. Devant un tel outrage, je me suis quelque peu exprimée :
- Ah putain mais c'est pas vrai ! C'est quoi ce bordel ?! Toujours blindé ! Je vais pas faire deux putains d'heure de queue pour coller un putain de timbre sur cette putain de lettre. Nom de dieu c'est un putain de courrier urgent en plus ! Putain d'admistration de branleurs de merde et monde de cons !
(j'en rajoute un peu pour la forme mais vous dégagerez par vous-même l'idée maîtresse de la tirade).
A ma décharge, ça faisait un sacré paquet de fois que je me trouvais dans cette situation à différentes heures, et je préférais m'énerver dehors que dedans, face aux employés qui non seulement n'y étaient pour rien mais devaient en avoir encore plus que moi raz la casquette.
Nous entrons, et le distributeur de timbres est en panne. Joie, bonheur ! Je retiens un juron bien senti et Micha, prenant la mesure de mon explosion imminente, me signale poliment que, depuis que c'est devenu la Banque Postale, il lui semble que les PEL au moins ben c'est pas là mais du côté des "conseillers financiers", et calme-toi ma chérie tout va bien, sisi je t'assure viens d'ailleurs je vais demander pour toi, calme, calme, montre pas les dents, pas mordre.
Effectivement, c'était bien du côté des conseillers financiers. Et d'un bureau, sort le beau gosse des marches pré-cité, qui m'accueille avec un grand sourire :
- Ah, c'est vous qui ne voulez pas faire la queue ? Venez, mademoiselle, nous allons faire votre virement. Voulez-vous que j'aille vous chercher un timbre ?
















