mardi 23 octobre 2007
Du nouveau dans la TSF blog !
Oui parce que depuis que j'avais installé ce charmant engin à grands renforts de "putain le html ça pue", je ne l'avais pas franchement alimenté. Je pensais depuis quelques temps faire une grosse playlist de mes artistes de référence, et me voyais déjà faire une sélection de mes titres préférés de Mark Knopfler, Bob Dylan, Eric Clapton, Jean-Jacques Goldman, Brassens, Damon Albarn... J'aurais même peut-être ajouté du Vivaldi et du Haendel, histoire de me la jouer "rock & classique"... Je serais même allée chercher du jazz pour parfaire le tableau... Et bien NON !
Je préfère mettre sur ma TSF des artistes que j'ai découvert récemment, des génies d'interprétation méconnus, des gens originaux qui me plaisent et/ou me font bien rigoler, ou simplement des trucs sympa qui rythment mon quotidien. Bref, des gens en qui je me reconnais, humainement et artistiquement (je vais pas tarder à faire la même chose de mes liens, d'ailleurs).
Mais tout d'abord, une petite video :
Ceci est l'intro de la comédie musicale The Pick of Destiny (le Médiator de la destinée), le film qui m'a le plus fait hurler de rire depuis La Grande Vadrouille (n'y cherchez aucune similitude, je ne le site que pour l'anecdote). Vous y rencontrerez des pointures du jeu, et du rock tels Meat Loaf et Dio. Les auteurs de ce méfait sont Jack Black "lead singer" et Kyle Gaz "lead guitarist", membres uniques du groupe Tenacious D, qui allie excellence technique et grandeur d'interprétation (voyez Classico... il fallait oser). Jack Black est un acteur très connu aux Etats-Unis, même si les français ne l'ont découvert que récemment dans King Kong. Capable de tout jouer, c'est dans le comique que tout son génie éclate, et ce depuis ses premiers sketchs sur HBO. Anglophones, savourez les textes ;)
Ensuite, Tom Waits : J'ai découvert ce grand monsieur il y a quelques mois seulement, après avoir lu qu'il comptait parmi les chanteurs préférés de Robert Carlyle, acteur dont je partage largement les choix artistiques à défaut du talent (un jour, peut-être !). Des discussions m'ont appris par la suite que je n'étais pas la seule à méconnaître cette gueule cassée, sa voix de chanteur de bar jazz et sa créativité qui ignore les barrières des genres. Enjoy.
Bad Religion : Le punk et moi, on est pas trop potes. Humainement. Manque de culture de ma part ou triste réalité, j'avais tendance à associer ce genre à une bande d'ados attardés juste capables d'ouvrir leurs gueules pour cracher sur la société (sous-entendant qu'ils sont teeeeellement au dessus du commun avec leurs revendications aussi profondes que "la corruption, c'est mal"), puis de se la défoncer à grand renfort de substances diverses parce que le commun, quand même, il écrase un peu leurs petites épaules. Bad Religion est LE groupe qui m'a montré que le punk pouvait avoir des revendications à la hauteur de ses qualités musicales (même si j'avoue que, musicalement, ce ne sont pas les plus créatifs). Leur mot d'ordre, simple, est "pensez par vous-mêmes" (et non, comme beaucoup d'artistes qui en ont fait le leur, "pensez comme moi"), et ils adoptent une attitude en conséquence. N'hésitez pas à me conseiller d'autres groupes du même genre si vous en connaissez.
Julien Doré : Génie n°2 de ma liste. Le gars qui m'a montré que des chanteurs peuvent être à la hauteur de l'interprétation des plus grands acteurs. Un nouveau personnage à chaque titre, toujours complètement intégré, personnel, brillant de sincérité et touchant d'humanité... Si Bad Religion m'a réconciliée avec le punk, Julien Doré m'a réconciliée avec le dadaisme, et il y avait autant de boulot (pour des raisons semblables, d'ailleurs). Pour ceux qui l'ignoreraient, ce jeune homme a été découvert dans le télé-crochet La Nouvelle Star (m'obligeant par là-même à rompre mon boycott top-activiste des chaînes hertziennes), où il s'est fait une spécialité de reprendre les titres les plus convenus en leur insufflant une âme dont même leurs créateurs les croyaient sans doute dépourvus (voyez sa reprise de Baby One More Time). Issu du rock indépendant, il n'a pas renié son univers en signant chez Universal et continue les concerts dans les petites salles tout en explosant les ventes, comme disent les gens qui savent, avec son single Moi Lolita (comparez ses deux versions et vous verrez ce que j'entends par "nouvelle interprétation à chaque titre"). Pour la petite histoire, il avait d'abord ré-écrit les paroles mais n'a pas été autorisé à les commercialiser car Mylène Farmer, auteur de l'original, jugeait ses modifications vulgaires (il est vrai que c'est tellement plus classe de faire chanter ça à une ado sapée comme pour un tour rue St Denis). Résultat : un single un peu plus convenu que prév, mais qui fait tout de même fugure d'exception dans le paysage musical français. J'espère que ce petit génie n'est pas un cas isolé et qu'il fera des émules dans des genres musicaux très divers.
The Tiger Lillies : Un OVNI découvert dans le film Plunket & MacLean. Rock et variété aux inspirations d'Europe de l'Est. Une plongée dans un cirque de monstres décadent où la morale devient une notion floue et l'humour un rempart contre l'horreur. C'est marrant, ce que j'écris ne me donnerait pas envie de découvrir, en fait... Mais écoutez ! Je vous jure que c'est bien !
Pour qu'on n'aille pas croire que je n'écoute que des trucs qui font du bruit, trois titres de Devendra Banhart, autre grand interprète dans un style musical auquel je suis peu habituée mais que je découvre avec plaisir (suite à une interview de Julien Doré, d'ailleurs). J'en dirai plus avec le recul mais je suis déjà fan.
Et enfin, parce que tout le monde a le droit d'avoir des goûts de chiottes, une petite sélection country bien kitchouille que oui c'est mauvais, mais que oui j'adore, et que j'ai même pas honte.